Janvier
2010
Points
d'information du Directeur des Français à l'étrangeret de
l'Administration consulaire, M. François Saint Paul
M.
Saint-Paul a souligné que les élections des députés en 2012
constituaient une chance collective. « Soit nous réussirons ensemble,
soit nous raterons ensemble : il faut avoir les meilleures élections
possible. Il s'agit d'avoir le meilleur taux de participation possible,
avec le moins de contestation possible avant et après ». Un pôle élections
sera créé prochainement au sein de la Direction.
La
Direction a l'intention de travailler en étroite entente avec le Ministère
de l'Intérieur. Il a affirmé que l’état
d'esprit des deux ministères était de travailler ensemble toutes les
pistes. L’heure est à la réflexion : l’idée d'un comité de
pilotage avec les deux ministères fait son chemin.
Note :
en 2012, auront lieu dans les centres de vote à l’étranger l’élection
présidentielle (2 tours), l’élection des (premiers) députés des Français
de l’étranger (2 tours )
quelques semaines pour tard et
l’élection des conseillers à l’Assemblée à l’étranger dans
la zone Europe-Asie
(1 tour)
14
décembre 2009
Projet de
loi sur le redécoupage électoral : coup de théâtre au Sénat !
Le sénat a
adopté un amendement de suppression présenté par le groupe
communiste de l’article unique du projet de loi sur le redécoupage
électoral, suite à une erreur du groupe de l’Union centriste. Le sénateur
chargé pour son groupe de voter s’est trompé de bulletins !
Le projet de loi ne comprenant qu’un article, celui-ci étant
supprimé, la demande de deuxième délibération de Marleix n’a pu
aboutir … Fureur de Marleix, du groupe UMP et du groupe centriste
mais la présidente de séance, Catherine Tasca a tenu bon et le texte
sera renvoyé en seconde lecture à l’Assemblée nationale avant de
revenir au Sénat.
Les sénateurs
socialistes des Français de l'étranger auront donc
l’occasion de défendre de nouveau leur amendement portant sur un découpage
plus équilibré des circonscriptions relatives aux Français de l’étranger.
Octobre
2009
Les
projets de loi ratifiant l’ordonnance
n° 2009-935 du 29 juillet 2009 portant répartition des sièges et délimitation
des circonscriptions pour l’élection des députés ainsi que celui
ratifiant l’ordonnance n° 2009-936 du 29 juillet 2009 relative à
l’élection de députés par les Français établis hors de France
sont discutés par l’assemblée nationale.
A
noter que dans ce système
de loi de ratification, le vote est global, ces ordonnances ne pouvant
pas être modifiées.
Les
textes seront ensuite soumis à l’examen du conseil constitutionnel.
Les
modalités pratiques de mise en œuvre de ces élections seront
définies dans des décrets
d'application.
Lors
de la discussion en commission des lois de l’assemblée nationale, le
découpage de certaines circonscriptions a fait l’objet de vifs échanges
entre M. Urvoas du parti
socialiste et de M. Marleix, Secrétaire d’état chargé du découpage
électoral.
M. Jean-Jacques
Urvoas: S’il
est un domaine pour lequel vous n’avez pas « fait dans la
dentelle », c’est bien la création des circonscriptions représentant
les Français de l’étranger, aujourd’hui au nombre de 1,4 million.
En la matière, vous n’avez pas travaillé au ciseau, mais à la
hache.
Lors des dernières
élections présidentielles, 52 % des Français de l’étranger ont voté
pour Nicolas Sarkozy, contre 48 % pour Ségolène Royal. Or, neuf des
onze circonscriptions nouvellement créées devraient être acquises à
la majorité. On
m’accordera que cela peut constituer un déséquilibre.
Mais
j’observe surtout que le principe de réduction des écarts démographiques
a été bafoué : la circonscription commune au Canada et aux
Etats-Unis compte 166 000 électeurs, soit 40 % de plus que la
moyenne des onze circonscriptions tendant à assurer la représentation
des Français de l’étranger, quand la circonscription regroupant les
pays d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud ne compte que 79 000
électeurs.
La cinquième
circonscription regroupe Andorre, l’Espagne, le Portugal et… Monaco.
Le fait que les 8 848 électeurs habitant dans cet État aient très
majoritairement voté en faveur de Nicolas Sarkozy en 2007 est très
certainement le fruit du hasard. Le fait que la circonscription ne s’étende
pas à l’Italie – la circonscription aurait alors été
gagnable par la gauche – est sans doute un hasard aussi.
On peut également
s’interroger sur la continuité territoriale de la 8e
circonscription, composée de Malte, de Chypre, de la Grèce, de la
Turquie, de l’Italie et d’Israël. L’Assemblée des Français de
l’étranger s’en était d’ailleurs étonnée. En guise de
justification, Bernard Kouchner a invoqué une « continuité
diplomatique », concept assez nouveau sur lequel j’aimerais
quelques éclaircissements. Pourquoi Israël n’appartient-il pas à la
même circonscription que le Liban ? C’est certainement une
simple coïncidence que Nicolas Sarkozy ait obtenu 5 600 voix en
Israël, contre 580 pour Ségolène Royal, et que cet État compte 50 %
des électeurs de
la circonscription. La
situation du Proche-Orient justifie-t-elle ce découpage ? Il me
semble que les questions géopolitiques n’ont pas leur place dans ce débat,
car les députés ont pour vocation de représenter
la nation. D
’autre part, je rappelle que les Français voteront dans leur pays de
résidence.
Ma dernière
question porte sur la dixième circonscription, qui regroupe le Togo, le
Congo, le Mozambique, le Soudan, le Cameroun, ainsi que le Liban.
Pourquoi inclure ce pays dans une circonscription africaine ? Quel
est le motif d’intérêt général justifiant une telle dérogation
aux principes que vous avez retenus ?
M. Alain
Marleix: Monsieur
Urvoas, vous avez évoqué la représentation des Français de l’étranger,
sujet récurrent et nouveauté institutionnelle due à la réforme
constitutionnelle de 2008.
Le projet
initial – nous en avions longuement discuté ensemble – était
de sept ou huit sièges de députés pour les représenter. En effet,
depuis 2003, un certain nombre de nos compatriotes ont la faculté, tout
en vivant à l’étranger, de voter dans leur circonscription
d’origine. Il en est de même des très nombreux frontaliers. C’est
le recours de l’opposition auprès du Conseil constitutionnel qui nous
a obligés à la solution finalement adoptée. Alors que vous vous êtes
adressés au Conseil dans l’optique qu’il y ait moins de députés
des Français de l’étranger, celui-ci a décidé que le nombre de sièges
devait être fixé à onze, pour prendre en compte la totalité des
inscrits dans tous les consulats.
Sur onze
propositions de découpage des circonscriptions, sept émanent d’un
projet signé en commun par les sénateurs de Français de l’étranger
de la majorité et de l’opposition.
Reste les
quatre autres. Si nous avions regroupé Monaco, où les Français
inscrits sont nombreux, avec l’Italie – ce qui eût été logique
– nous aurions créé un déséquilibre important entre
circonscriptions.
La huitième
circonscription inclut Malte, Chypre, la Grèce, la Turquie, Israël et
l’Italie. Si Israël a été inclus, c’est à la demande du ministère
des affaires étrangères. Les diplomates nous ont fait valoir qu’il
n’était pas physiquement possible pour un député représentant les
Français de l’étranger de passer la frontière entre le Liban ou la
Jordanie et Israël. La solution retenue l’a été sur leurs conseils,
pour des raisons d’intérêt général et diplomatique et non pour des
raisons de clivage politique.
C’est pour
des raisons démographiques que nous avons regroupé l’Afrique de
l’Est, l’Afrique du Sud, le Liban et les Émirats du Golfe. Une
logique géographique est cependant sous-jacente. De plus, la colonie
franco-libanaise, qui comporte nombre de double-nationaux, est nombreuse
en Afrique. Mais je n’ai aucune idée de l’impact politique possible
de ce regroupement."
http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-cloi/09-10/c0910001.asp#P12_1134
Pour
rappel, la circonscription qui nous concerne comprend
le
Benelux et ne pose pas problème.
Août
2009
La présentation
en Conseil des Ministres, le 25 août 2009, du projet de loi qui
instituera les députés des Français de l’étranger indique un
passage au Parlement à l’automne.
Un passage où
les débats ne pourront pas déboucher sur le moindre amendement, le
texte n’étant pas modifiable. La création des circonscriptions
pour les Français de l’étranger et les modalités de vote, que
Français du Monde-ADFE dénonce, seront donc à prendre ou à
laisser…
Plus précisément,
lors du conseil des ministres, le secrétaire d’État à l’Intérieur
et aux collectivités territoriales Alain Marleix a présenté deux
projets de loi : celui ratifiant l’ordonnance
n° 2009-935 du 29 juillet 2009 portant répartition des sièges et délimitation
des circonscriptions pour l’élection des députés et celui
ratifiant l’ordonnance
n° 2009-936 du 29 juillet 2009 relative à l’élection de députés
par les Français établis hors de France.
Outre du découpage
des circonscriptions, largement guidé par des considérations
partisanes, Français du Monde-ADFE s’inquiète du mode de scrutin
prévu.
En effet, avec
un scrutin majoritaire à deux tours où deux semaines sépareront les
tours, les difficultés pratiques, notamment la faiblesse des moyens
de communication traditionnels et numériques dans de nombreux pays,
rendront impossibles le respect du droit électoral et, par conséquent,
des principes démocratiques.
Les lois qui
seront soumises à l’Assemblée nationale et au Sénat sont des lois
de ratification : les ordonnances qui sont ainsi soumises ne
peuvent pas faire l’objet d’amendements, quels que soient les débats
parlementaires.
30
Avril 2009
DEPUTES
DES FRANÇAIS DE L’ETRANGER : PROTESTATION CONTRE UN DECOUPAGE FAIT
DANS LE SECRET
Les
sénateurs socialistes Monique Cerisier-ben Guiga, Claudine Lepage et
Richard Yung représentant les Français établis hors de France, François
Nicoullaud, président de Français du Monde-ADFE, Pierre Yves Le
Borgn’, premier secrétaire de la fédération socialiste des Français
de l’étranger, s’étonnent de la saisine précipitée de la
commission prévue par l’article 25 de la Constitution, présidée par
M. Yves Guéna, et qui doit donner un avis sur le découpage des
circonscriptions électorales.
En
ce qui concerne les députés des Français de l’étranger, M. Alain
Marleix, secrétaire d’Etat chargé de l’Intérieur et des
collectivités territoriales, s’était engagé, lors d’une première
prise de contact, à tenir des consultations sur le nombre et la délimitation
des circonscriptions, à la lumière des décisions du Conseil
constitutionnel. Il n’en a rien été. Nous regrettons cette façon de
faire qui jette le doute sur un découpage élaboré en secret et laisse
ouvertes des questions essentielles comme la faisabilité d’un scrutin
à deux tours pour des communautés françaises dispersées sur de
vastes zones géographiques.
La
mise en œuvre de la représentation des Français de l’étranger à
l’Assemblée nationale doit se faire dans la confiance et la
transparence. Il y va de sa légitimité républicaine. Nous demandons
au gouvernement de modifier radicalement sa façon d’agir afin que
cette réforme ne lèse pas une nouvelle fois les Français établis
hors de France.
Monique
Cerisier-ben Guiga, Claudine Lepage, Richard Yung, François Nicoullaud,
Pierre-Yves Le Borgn’
Paris,
le 30 avril 2009
Mars
2009
Reçu
par l'Assemblée des Français de l'étranger lors de sa session plénière
de mars 2009,
M. Alain Marleix, secrétaire d'Etat à l'Intérieur et aux
Collectivités territoriales,
a apporté des précisions sur les futurs députés qui représenteront
les Français de l'étranger
11
députés représenteront les Français établis hors de France,
sur la base du nombre de citoyens inscrits sur les listes consulaires au
1er janvier 2006.
Chaque
circonscription regroupera en moyenne 115.000 Français, en tenant
compte de l'écart maximum de 20 % toléré entre la population de
chaque circonscription et la population moyenne.
Par
ailleurs, la délimitation des circonscriptions pour l'élection des députés
respectera celle des 52 circonscriptions utilisées pour l'élection des
conseillers de l'Assemblée des Français de l'étranger (AFE).
La répartition envisagée des sièges, qui seront pourvus au scrutin
uninominal majoritaire à deux tours, serait la suivante, dans l'attente
des conclusions de la commission indépendante prévue par l'article 25
de la Constitution :
-
5 en Europe ;
-
3 en Afrique et
au Proche-Orient ;
-
2 en Amérique ;
-
1 en Asie (hors
Proche-Orient) et en Océanie)
Afin
d'encourager une forte participation électorale, il est envisagé
d'autoriser le vote par Internet et le vote par correspondance,
comme pour l'élection des conseillers de l'AFE.
Les conditions d'éligibilité et les règles d'incompatibilité des
différents mandats devront être adaptées, en tenant compte notamment
des cas de nationalité multiples et des conditions de campagne à l'étranger.
Il est possible que seules les personnes physiques puissent exercer les
fonctions de mandataire financier et que soit levée l'interdiction
d'ouvrir un compte dans une banque locale.
Toujours selon M. Alain Marleix, le premier tour pourrait être anticipé
d'une à deux semaines, afin que le second tour ait lieu le même jour
pour l'ensemble des députés de France et de l'étranger.
Les travaux sont menés en concertation avec les sénateurs représentant
les Français établis hors de France, les vice-présidents de l'Assemblée
des Français de l'étranger, les représentants des associations (Union
des Français de l'étranger, Association démocratique des Français de
l'étranger), reçus au ministère de l'intérieur le 16 février 2009.
La commission indépendante disposera d'un délai de deux mois pour
examiner le dossier, qui sera transmis pour avis au Conseil d'Etat avant
l'examen des ordonnances en Conseil des ministres, puis leur
ratification par le Parlement.
Février
2009 : Premières
discussions au ministère de l’intérieur sur la mise en place des députés
des Français de l’étranger
M.Marleix,
Secrétaire d’Etat à l’intérieur, assisté de M.Fabre-Aubrespy,
membre du cabinet du Premier ministre, a reçu le 16 février les représentants
des Français de l’étranger pour une première consultation consacrée
à la création de sièges de député hors de France.
Le
choix du scrutin uninominal, majoritaire, à deux tours
M.
Marleix a confirmé que le Gouvernement est bien décidé à imposer un
mode de scrutin uninominal, majoritaire, à deux tours pour l’élection
de ces députés. A noter qu’il sera
en particulier impossible, dans de vastes zones – Amérique
latine, Afrique, Asie… – de faire parvenir à tous les électeurs
du second tour le matériel électoral – professions de foi,
bulletins de vote –et ceci même avec un intervalle de quinze
jours entre les deux tours.
Nombre
de sièges
Le
Gouvernement, lié désormais par une décision du Conseil
constitutionnel qui le contraint à respecter le principe d’égalité
démographique entre France et étranger, se prépare à en créer onze.
Découpage
des circonscriptions
Il
devrait en principe y avoir cinq sièges pour l’Europe, trois pour
l’Afrique et une partie du Moyen-Orient, un pour le reste du
Moyen-Orient, l’Asie et le Pacifique, deux pour les Amériques. Le découpage
se fera à partir des 52 circonscriptions utilisées pour les élections
à l’Assemblée des Français de l’étranger.
Organisation
des campagnes et des scrutins
Le
groupe a ensuite balayé cinq questions, étant entendu qu’elles
seront approfondies en des séances ultérieures.
·
inéligibilités,
incompatibilités. Les diplomates en fonction seront en particulier inéligibles,
et l’inéligibilité devrait s’étendre aux consuls honoraires.
- comptes
de campagne et plafonnement des coûts de campagne. Le principe
d’un régime spécial à l’étranger est acquis. intervalle
entre les deux tours de scrutin
- L’idée
d’avancer le premier tour d’une semaine par rapport au
calendrier de métropole est retenue. Le deuxième tour se déroulera
donc en même temps qu’en France.
·
modalités
de vote : correspondance, internet, procurations
Mise
en place du dispositif
L’ensemble
du dispositif électoral pour la France métropolitaine, l’Outre-Mer
et l’étranger, sera mis en place par ordonnances.. Le processus
doit être bouclé au plus tard en décembre 2010.
8
janvier 2009: Devant
le Conseil Constitutionel, une
belle victoire du droit sur les velléités de manipulation et d'arbitraire lors
de l'examen de la loi sur les Députés des français de l'étranger.
Pour en savoir
plus, cliquez ici
12
décembre 2008: Un
vote bien conforme au Sénat de la loi sur les députes représentant
les Français à l’étranger par Richard Yung.
Le
Sénat a adopté cette nuit (11 décembre) la loi organique créant la
commission chargée de veiller à l’équité du découpage des
circonscriptions, instaurant le « parachute doré » pour les ministres
qui, quittant le gouvernement, retrouveront, le cas échéant, leur siège
de parlementaire.
Pour nous il s’agissait aussi de débattre de la loi ordinaire qui crée
entre autre les députés des Français établis hors de France.
Après avoir rappelé que la mise en place de tels députés était un vœu
ancien des Français de l’étranger, quel que soit leur camp politique
ou leur pays de résidence, je suis intervenu sur les principaux points
suivants :
-
Opposition
au choix du scrutin majoritaire uninominal à deux tours qui est de
l’avis de tous, y compris l’AFE, est mal adapté et impossible
à mettre en œuvre matériellement
-
Nous
avons proposé un scrutin proportionnel sur deux circonscriptions
-
La
crainte de voir un découpage des circonscriptions qui assure une
majorité à la droite
-
Le
nombre envisagé de députés (8 ou 9) très en dessous de ce qui
aurait été normal
-
Instauration
du vote par correspondance, du vote électronique et d’un délai
d’au moins 15 jours entre les deux tours
Le
gouvernement a demandé à légiférer par ordonnance c'est-à-dire sans
réel contrôle du Parlement.
Comme le vote conforme (c’est-à-dire sans aucun amendement) avec
celui de l’Assemblée nationale était demandé, la discussion sénatoriale
a été vidée de tout sens, aucun de nos amendements (une trentaine)
n’ayant été pris en compte.
De plus l’urgence étant déclarée
(on se demande bien pourquoi), le texte n’a qu’une lecture devant
chaque assemblée (l’assemblée nationale l’a déjà adopté).
Malheureusement
les difficultés soulignées persistent et la mise en œuvre n’en sera
que plus difficile pour une mesure que chacun appelle de ses vœux.
Nous
continuerons à nous faire entendre sur ce sujet important.
Vous consulter le compte-rendu des débats et des interventions en cliquant
ici.
Richard
Yung
3
octobre 2008: Prise de position de Monique Cerisier-ben Guiga, Claudine Lepage
et Richard Yung.
Un député pour 175.000 Français résidant à l’étranger, un député pour 125.000 Français de l’Hexagone. La proposition d’Alain Marleix, secrétaire d’Etat à l’Intérieur et aux collectivités territoriales, est inacceptable aux yeux de Monique Cerisier-ben Guiga, Claudine Lepage et Richard Yung, sénateurs socialistes représentant les Français établis hors de France.
En effet, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, M. Marleix a indiqué que le nombre de députés représentant les Français établis hors de France « devrait être compris dans une fourchette de 7 à 9 ». Il serait fixé en fonction du nombre de Français inscrits au registre mondial qui serait réduit du nombre de personnes restant inscrites sur les listes électorales en France. Cela reviendrait à prendre en considération une population de un million de personnes alors que le nombre de Français résidant à l’étranger est estimé à 2,2 millions.
Ils exhortent le gouvernement à fonder son calcul sur la totalité du nombre de Français inscrits au registre mondial, soit 1,4 million de personnes. En appliquant la nouvelle règle de un député pour 125.000 habitants, les Français établis hors de France devraient ainsi être représentés par 11 députés et non 8.
Enfin, ils réaffirment leur opposition au scrutin majoritaire uninominal à deux tours. Un tel mode de scrutin serait difficile à mettre en œuvre en raison de l’éloignement géographique et des difficultés prévisibles d’acheminement du matériel électoral dans certains pays, les deux tours se déroulant seulement à une semaine d’intervalle.
22 septembre 2008: Prise de position de l'Assemblée des Français
de l'étranger en faveur du scrutin à la proportionel.
A
une très forte majorité, l’Assemblée des Français de l’étranger
vient de prendre position, d’une part pour la création de douze sièges
de députés pour nos compatriotes établis hors de France (pour le
moment, seul le principe est acquis, le nombre de députés n’est
pas encore fixé), d’autre part pour le scrutin de liste à la
proportionnelle (alors que le gouvernement a plutôt choisi le
scrutin majoritaire). Pourquoi cette double prise de position?
Douze
députés pour les Français de l’étranger, c’est tout simplement
l’application de la moyenne du nombre d’électeurs par député en
France. Avec un 1,4 million de Français enregistrés dans
les consulats et plus de 860.000 électeurs inscrits à l’étranger,
c’est le nombre de députés auquel les Français établis hors de
France ont droit, même si l’on entend dire parmi les décideurs
que huit députés feraient aussi bien l’affaire… C’est une
question d’équité, et même d’application du principe
constitutionnel d’égalité.
Quant
au scrutin proportionnel, il est à l’évidence le seul praticable.
Il permet de en effet de choisir ses députés en un seul tour de
scrutin alors que le scrutin majoritaire appliqué en France oblige à
l’organisation de deux tours de scrutin. Compte tenu des très
grandes distances séparant les électeurs à l’étranger et des aléas
de la poste dans la plupart des pays du monde, il ne serait matériellement
pas possible d’acheminer le matériel électoral du deuxième tour
aux électeurs dans des conditions de sécurité et de rapidité adéquates.
Le scrutin proportionnel est donc beaucoup plus simple et sûr à
mettre en oeuvre.
Notre
Association Français du Monde -ADFE qui défend depuis un certain
temps ces idées de bon sens, a donc eu la satisfaction d’y rallier la
quasi totalité des membres de l’Assemblée des Français de
l’étranger, toutes opinions et couleurs politiques confondues.
Encore
faut-il à présent les faire passer auprès du gouvernement, du
parlement, et de la commission chargée du découpage électoral.
Nous
allons nous y employer dans les semaines qui viennent.
22 juillet 2008: Des députés pour les Français de l’étranger en 2012
Le
Congrès réuni à Versailles le 21 juillet 2008 a voté à une voix près la
réforme constitutionnelle. Les Français de l’étranger vont donc élire
pour la première fois en 2012 des députés les représentant. Ils jouiront
ainsi d’une représentation complète dans les deux chambres du Parlement.
Après
les vacances parlementaires, il s’agira de définir le nombre de sièges,
le mode de scrutin et le découpage électoral applicable à cette
élection.
Français
du Monde-ADFE a déjà fait savoir sa position en faveur d’un scrutin de
liste à la proportionnelle à un seul tour et d’une répartition des
électeurs de l’étranger en deux circonscriptions égales en nombre de
sièges, l’une formée par l’Europe, l’autre par le reste du monde. (vous
pouvez relire notre lettre à la présidence de la République :
cliquez ici)
20 juin 2008: Un message de Richard Yung Sénateur PS des Français de
l'Etranger
" Le Sénat a approuvé l'instauration
de députés représentant les Français établis hors de France (article 24
de la constitution). Nous nous réjouissons de cette avancée considérable
votée par la majorité sénatoriale et par le groupe PS-Verts, avec une
tentative de suppression de Nathalie Goulet, sénatrice centriste (RDSE)
de l'Orne, finalement retirée.
J'ai renouvelé mes
demandes de précision sur le mode de scrutin, découpages, ... au
Secrétaire d'État chargé des relations avec le Parlement, Roger
Karoutchi, qui est resté vague tout en mentionnant qu'il n'était pas
bloqué sur le scrutin uninominal.
Le Sénat a débattu
de plusieurs amendements similaires déposés par Monique Cerisier-ben
Guiga et moi-même, et par notre collègue Christian Cointat visant à
reconnaitre les institutions spécifiques et les droits des Français à
l'étranger. Ces amendements ont été adoptés à la quasi unanimité du
Sénat.
Il reste de nombreux autres articles
de la constitution à examiner lundi et mardi. Puis le texte adopté par
le Sénat repartira vers l'Assemblée nationale pour une seconde lecture,
puis de nouveau au Sénat. S'il est adopté en des termes identiques, il
sera ensuite soumis au Congrès réuni à Versailles le 21 juillet. C'est
sur cette dernière version que les socialistes décideront de leur vote.
"
Richard Yung
28 mai 2008
: Députés des Français établis hors de France : une
nouvelle étape franchie
L’Assemblée
nationale vient d’adopter, en première lecture, l’article 9 du projet de
loi sur la modernisation des institutions de la Vème république qui
institue une représentation à l’Assemblée nationale des Français établis
hors de France. Une nouvelle étape est donc franchie, mais le chemin
semble encore bien long et les difficultés grandes pour que les Français
établis à l’étranger bénéficient d’une représentation au Parlement égale
à celle de tout Français.
Voir
l’analyse de Monique Cerisier ben Guiga, sur le site des deux sénateurs socialistes des Français de
l’étranger, en
cliquant ici
23 Avril 2008
Le projet de réforme constitutionnelle adopté ce mercredi en Conseil des
Ministres prévoit la représentation des Français de l'étranger à
l'Assemblée Nationale (en plus du Sénat). C'est pour nous tous un très
grand progrès démocratique et citoyen, tant il était inique que près
d'un million de compatriotes soient privés d'une manière ou d'une autre
de la capacité effective d'élire leurs représentants à l'Assemblée
Nationale. C'est aussi un projet que portait depuis longtemps la
Fédération des Français de l'Etranger du Parti Socialiste, notamment
lorsque la droite y était pour sa part opposée.
Pour que les français de Belgique puissent élire des députés des
Français de l'étranger aux élections législatives de 2012, il faut
encore que ce projet de loi soit adopté dans les mêmes termes par
l'Assemblée Nationale et le Sénat, puis recueille la majorité des
3/5èmes au Congrès réuni à Versailles le 7 juillet prochain.
Il faudra ensuite définir par la loi le mode de scrutin et le nombre de
sièges à pourvoir à l'étranger. A ce stade, rien n'est encore acquis.
L'UMP et ses alliés n'ont pas la majorité des 3/5èmes et doivent
donc compter sur l'engagement des socialistes pour que le texte soit
voté.
Or ce texte ne présente pas que des avancées, loin s'en faut. Par
certains aspects, il accentue dangereusement la présidentialisation de
la Vème République sans rétablir les droits du Parlement dans une mesure
acceptable. C'est notamment le cas de la possibilité pour le Président
de la République de prendre la parole devant le Parlement. Il manque des
engagements clairs sur la réforme du mode de scrutin pour les élections
législatives, la démocratisation du collège électoral du Sénat,
l'égalité audiovisuelle entre la majorité et l'opposition et le droit de
vote des étrangers non-communautaires aux élections locales.
Ce sont sur ces points-là que portera l'effort des parlementaires
socialistes. De la capacité et plus encore de la volonté du gouvernement
d'entendre ces revendications légitimes dépendra l'adoption du projet de
réforme constitutionnelle et, partant de là, l'élection de députés des
Français de l'étranger. Solidaires des parlementaires socialistes, avec
le soutien de nos Sénateurs Monique Cerisier-ben Guiga et Richard Yung,
nous veillerons à ce que ce progrès citoyen auquel nous aspirons depuis
longtemps reçoive consécration constitutionnelle en juillet prochain.
Le texte du projet de loi est
ici (au format PDF)
ou sur le site de
Libération.
Pierre-Yves Le Borgn'
Conseiller ADFE à l'AFE, élu des Français de Belgique
19
Décembre 2007
François Fillon a tranché contre l'opposition des parlementaires UMP: la
création de sièges de députés des Français de l'étranger figure dans les
propositions de réforme institutionnelle qu'il vient de transmettre à
Nicolas Sarkozy. Le Parlement devrait être réuni en Congrès au printemps
prochain pour approuver l'ensemble de ces propositions.
La
création de députés des Français de l'étranger est un progrès décisif en
termes de représentation parlementaire. La mobilisation de toutes les
forces politiques à l'étranger a permis sa réalisation. Car si c'est la
droite qui préside à ce succès, n'oublions pas que le projet était né
dans les rangs de la FFE du Parti Socialiste il y a 7-8 ans.
L'élection de députés des Français de l'étranger en juin 2012 va
profondément changer la dynamique politique dans nos communautés
outre-frontière. L'apolitisme va enfin reculer et faire place à un débat
public bienvenu, projet contre projet. Tant mieux: la gauche ont tout à
y gagner.
3
Décembre 2007
Les
sénateurs représentant les Français de l'étranger écrivent une
lettre adressée au Président de la République.
Novembre 2007
Députés pour les Français de l’Etranger
Dans la lettre que
le Président Sarkozy a adressée à son Premier ministre concernant la
réforme des institutions, il lui demande de « permettre aux Français de
l’étranger, huitième département de France, d’élire des députés». Alors
que Français du Monde – ADFE se bat depuis de nombreuses années pour que
les Français établis hors de France soient, comme tout citoyen français,
représentés à l’Assemblée nationale, nous ne pouvons que nous réjouir de
ce nouveau développement.
Cette disposition,
revendication ancienne de la gauche, déjà envisagée par François
Mitterrand et promise par la candidate Ségolène Royal et aussi objet, en
2005, d’une proposition de loi de nos deux sénateurs Monique Cerisier
ben Guiga et Richard Yung, n’avait pas été retenue par le rapport du
Comité Balladur de «réflexion et de proposition sur la modernisation et
le rééquilibrage des institutions de la Ve République». Il s’agit donc,
aujourd’hui, de ne pas laisser échapper cette opportunité d’améliorer la
représentation des Français établis hors de France.
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LE SUJET
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Comité
Constitutionnel

